En 2025, les banques multilatérales de développement (BMD) ont maintenu une situation financière et des liquidités solides, confortant leur rôle de bailleurs de fonds essentiels, indique le Rapport comparatif sur les banques multilatérales de développement (BMD) 2026 soulignant les évolutions des méthodologies de notation de S&P Global, Moody’s et Fitch Ratings renforcent l’attention portée à leur capacité de financement et à leur marge de manœuvre en capital.
Produit dans le cadre du Forum mondial sur les risques et les finances (Global Risk and Finance Forum, GRaFF), le rapport rassemble les données financières de quinze BMD participantes. Il est publié par la Banque asiatique de développement pour le compte du GRaFF et a été coordonné conjointement avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Il en découle que les banques multilatérales de développement (BMD) ont confirmé, en 2025, la robustesse de leur modèle économique dans un environnement international marqué par les incertitudes économiques et les tensions géopolitiques.
En mobilisant les capitaux apportés par leurs actionnaires, elles ont continué de soutenir les objectifs de développement de leurs pays clients tout en préservant leur solidité financière. Leur situation financière et leurs niveaux de liquidité sont demeurés solides, leur permettant de conserver leur rôle de sources de financement stables, y compris dans les périodes de fortes turbulences. Cette résilience constitue un atout important pour les économies confrontées aux perturbations des chaînes d’approvisionnement et à la hausse des prix de l’énergie.
Elle permet aux BMD d’intensifier leur soutien contracyclique, c’est-à-dire d’accroître leur appui lorsque les conditions économiques se détériorent et que les financements deviennent plus difficiles à mobiliser. Les données les plus récentes confirment ainsi la stabilité de leur modèle financier, caractérisé par des notations de crédit élevées et une capacité à maintenir leurs engagements dans un contexte mondial incertain.
Les méthodologies de notation évoluent et renforcent les capacités financières
L’évolution des critères d’évaluation des agences de notation constitue l’un des principaux faits marquants du secteur. En octobre 2025, S&P Global a publié une méthodologie révisée qui a renforcé l’évaluation de la solidité financière de la plupart des BMD.
Cette évolution a contribué à améliorer de 15 % en moyenne, à fin 2025, les ratios de fonds propres ajustés aux risques, ou RAC, des institutions multilatérales axées sur les marchés souverains. Cette amélioration repose notamment sur une révision du traitement des créanciers privilégiés, qui tient davantage compte des données empiriques relatives à la performance des prêts.
Elle intègre également un ajustement des paramètres de concentration des expositions souveraines, afin de mieux refléter leur qualité de crédit. Moody’s a également publié une méthodologie révisée en juin 2026.
Celle-ci actualise le traitement des créanciers privilégiés, intègre certains accords de capital conditionnel, affine l’évaluation du soutien des actionnaires et renforce les mesures d’adéquation des fonds propres ajustés aux risques. De son côté, Fitch Ratings a publié, le 1er septembre 2026, un exposé-sondage présentant des modifications proposées à ses critères de notation des institutions supranationales.
