Le Port autonome de Lomé renforce sa présence commerciale au Burkina Faso, au Mali et au Niger à travers une tournée auprès des chargeurs et transitaires. Cette initiative vise à consolider les flux de transit vers les pays de l’Alliance des États du Sahel, dans un contexte marqué par la montée en puissance des ports concurrents de la sous-région.
La mission a débuté à Niamey, au Niger, du 4 au 9 octobre, avant de se poursuivre à Ouagadougou, au Burkina Faso, du 18 au 24 octobre. Bamako, au Mali, accueillera la délégation du 2 au 8 novembre.
À travers ces rencontres, le Port autonome de Lomé entend maintenir un dialogue direct avec les acteurs de la chaîne logistique, mieux cerner leurs besoins et consolider les relations commerciales qui contribuent à l’acheminement des marchandises vers les marchés sahéliens.
L’AES, un débouché majeur pour Lomé
Les trois pays concernés représentent un marché stratégique pour le port togolais. En 2022, le Burkina Faso, le Mali et le Niger concentraient ensemble 92 % du volume de transit traité par le Port autonome de Lomé, soit environ 3,5 millions de tonnes de marchandises.
Le Burkina Faso occupait une place prépondérante dans ces échanges, avec 3,1 millions de tonnes à lui seul. Ces chiffres illustrent le poids des corridors reliant Lomé aux économies de l’hinterland, dont les approvisionnements dépendent en partie des infrastructures portuaires des pays côtiers.
Pour le Togo, préserver ces flux constitue un enjeu économique important. L’activité de transit soutient non seulement les opérations portuaires, mais également les secteurs du transport, de la manutention, de la logistique et des services associés.
La tournée commerciale vise ainsi à entretenir la confiance des opérateurs et à conforter la place de Lomé dans les circuits d’approvisionnement de ces pays enclavés.
Une concurrence régionale qui s’intensifie
Cette démarche intervient alors que les plateformes portuaires ouest-africaines se livrent une concurrence accrue pour capter les marchandises à destination du Sahel. Le Port autonome d’Abidjan affiche notamment une progression significative de ses activités de transit vers deux marchés majeurs.
En 2025, le volume des marchandises en transit via Abidjan a augmenté de 76,4 % vers le Mali par rapport à 2024, tandis que les flux à destination du Burkina Faso ont progressé de 16,6 %.
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Rubrique : Economie
Un financement international de 500 millions d’euros pour soutenir les investissements prioritaires au Bénin
Le Bénin a mobilisé, le 18 septembre 2026, un financement bancaire international de 500 millions d’euros, soutenu par des garanties du Fonds africain de développement et de la filiale d’assurance du Groupe de la Banque islamique de développement. D’une maturité de 12 ans, cette opération vise à financer des investissements prioritaires dans plusieurs secteurs clés du développement.
D’une maturité de 12 ans, cette opération vise à soutenir les investissements prioritaires du pays dans des secteurs essentiels à la transformation économique et sociale. Le recours à des mécanismes de garantie permet de mobiliser des ressources auprès des banques internationales, en s’appuyant sur le soutien d’institutions financières multilatérales.
La santé, l’éducation et les infrastructures au cœur des priorités
Les ressources mobilisées sont destinées à financer plusieurs domaines stratégiques. La santé et l’éducation figurent parmi les secteurs ciblés, aux côtés de l’accès à l’eau, de l’agriculture et du développement des infrastructures.
Les énergies renouvelables font également partie des priorités retenues, dans un contexte où l’accès à une énergie fiable et durable constitue un enjeu majeur pour les économies africaines.
L’opération prévoit par ailleurs de soutenir l’emploi des jeunes et des femmes. Cette orientation met en évidence la dimension sociale du financement, qui ne se limite pas aux investissements matériels, mais concerne également les perspectives d’insertion économique et de création d’opportunités.
Une deuxième opération soutenue par la Banque africaine de développement
Cette transaction constitue la deuxième opération de ce type réalisée par le Bénin avec le soutien de la Banque africaine de développement. Une première opération, conclue en 2023, avait permis au pays de mobiliser 350 millions d’euros pour financer des investissements liés aux Objectifs de développement durable (ODD).
Le renouvellement de ce mécanisme témoigne de la poursuite de la coopération entre les autorités béninoises et les institutions financières multilatérales en matière de mobilisation des ressources.
En apportant des garanties à ce type de financement, ces institutions contribuent à faciliter l’accès des États aux marchés bancaires internationaux et à soutenir le financement de projets prioritaires.







